Point d’équilibre sans ardeur au travail mais trop d’ardeur instrumentalisée nuit aux équilibres de la vie des Hommes dans nos entreprises. A fortiori lorsque les peurs créent du « statisme sécuritaire » ou que les déséquilibres de certains hiérarchiques créent un harcèlement du pouvoir.
L’équilibre est avant tout une réalité biologique. Nous sommes une des 4500 espèces de mammifères vivant sur terre. Notre corps cherche avant toute chose à maintenir son équilibre intérieur en s’adaptant aux paramètres extérieurs (Homéostasie découverte par Claude Bernard, père de la médecine expérimentale). Donc, toute recherche de bien-être au travail, fondamental de l’efficience, doit faire l’objet préalable d’une recherche de bien-être corporel tout d’abord dans l’environnement de travail :

⇨ Ergonomie, température, niveau sonore, qualité de l’éclairage, hygrométrie de la pièce, qualité des outils…
Puis dans l’attitude de gestion de soi® :
⇨ Qualité et quantité de l’alimentation, de la boisson, confort vestimentaire, qualité du sommeil, niveau de stress et de santé…..
Enfin dans la qualité des relations (bien-être relationnel et motivationnel):
⇨ Perception individuelle et collective du ratio objectifs/moyens, qualité et validation des relations hiérarchiques, impact vie professionnelle/vie personnelle et inversement, niveau d’adhésion aux valeurs de notre entreprise et de motivation au travail…

L’équilibre est donc un savant mélange instable entre nos conditions biologiques internes propre à chacun, notre perception de l’environnement, nos savoirs, notre motivation. Cette somme de paramètres lorsqu’ils sont « verts » comme un feu routier, produit l’énergie pour produire.
Claude Lévy Leboyer, éminente chercheuse, écrivait que lever les freins de la motivation au travail (un salaire, un lieu décent, des outils en bon état, une compétence) ne suffisait pas à créer de l’énergie motivationnelle pour réussir…

A ce stade, deux questions fondamentales se posent :

Peut-ont mesurer l’équilibre (où le niveau de ce qui nuit aux équilibres et pompe de l’énergie) et les moyens actuels (audits, formations, actions) sont-ils efficaces pour aider chacun à rétablir ses équilibres ?
Timidement, l’entreprise explore depuis peu les actions de bien-être sur la productivité de ses salariés. La troisième édition du Salon Vitaélia en 2017 (2 et 3 février à Paris) est une preuve par sa grande fréquentation des deux premières éditions de l’intérêt des RH pour cette nouvelle matière. Sur le Net, les initiatives comme JobSféric démontrent que les RH se cherchent et se transforment.
Pour autant, l’atomisation des budgets de formation dans ce domaine (audit sur le climat social, un peu de massage, un peu de sophrologie, une conciergerie d’entreprise….) n’aborde pas de façon rationnelle cette matière complexe qu’est le bien-être au travail sur l’efficience. De surcroit une question de crédibilité se pose : Qui prend soin de celles et ceux qui vouent leur vie aux RH ?

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