Peut-être qu’on leur demande un peu trop à ces managers. Selon le Baromètre Cegos « Radioscopie des managers » réalisé en ligne auprès de 1025 salariés et 578 managers, les principales qualités managériales attendues sont aujourd’hui l’écoute, l’humanité et l’empathie. Les entreprises vivent à l’heure actuelle de profondes mutations et le management traditionnel basé sur le contrôle est fortement remis en cause pour répondre à des besoins d’agilité et de flexibilité des organisations. Sous tension, les managers doivent changer de posture pour devenir des coachs et non plus des contrôleurs, au service du développement professionnel des membres de son équipe en vue de faciliter l’intelligence collective au service de l’innovation. Le challenge est lourd et « 54% des managers considèrent qu’il est plus difficile de manager aujourd’hui qu’avant » ! Les entreprises ont de plus en plus de mal à promouvoir des salariés managers.

Plus de responsabilité mais également plus de liberté !

Pourtant 84% d’entre eux souhaitent encore occuper un tel poste dans les cinq ans à venir. Les motifs de satisfaction avancés sont une plus grande autonomie et des responsabilités étendues, avec le sentiment de contribuer au bon fonctionnement de leur entreprise. 51% des managers le sont par choix. 41% voulaient être promus managers pour être associés aux décisions stratégiques et 39% pour accompagner humainement les projets de transformation.

Agents de la transformation ?

Toujours selon l’enquête, les tâches qu’ils considèrent donner le plus de valeur à leur fonction sont celles relatives à la montée en compétences de leur collaborateurs. Les managers ont un manque de clarté sur l’impact managérial en matière de transformation et sont encore trop évalués sur les objectifs quantitatifs (85%). Le pacte managérial n’est pas encore bien défini et 50% des salariés jugent qu’ils manquent de disponibilité et de proximité. L’évolution de la fonction managériale est aujourd’hui au carrefour de la complexité avec des attentes multiples de la direction et des salariés (performance, qualité de vie au travail, bienveillance, relais RH, etc). Ils doivent maîtriser aujourd’hui de nombreux outils pour évaluer à distance et continuer à être proche des collaborateurs qui choisissent le télétravail. Les aptitudes « challengées » à l’heure actuelle concernent leur capacité à gérer les paradoxes et à dépasser les contraintes.

 

Alice Picard

 

Pour en savoir plus sur l’évolution de la fonction RH, téléchargez le livre blanc (R)évolution RH – Le DRH « transformeur »

 

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