En préambule : Manager recouvre des réalités différentes selon sa fonction

La dénomination « Manager » est un terme générique. Il ne recouvre pas le même rôle selon que l’on est manager de proximité (chef d’équipe) ou manager intermédiaire (chef de service) ou dirigeant (patron de Business Unit). Aurait-on idée, dans le domaine sportif, de désigner par le même mot, le capitaine d’équipe, l’entraîneur et le dirigeant du club. Un « bon » chef d’équipe ne fera pas obligatoirement un bon patron d’unité et réciproquement.

Selon le rôle qui leur est dévolu, les managers ne seront pas attendus sur les mêmes champs.

Il revient généralement au Top management de définir la mission de l’entreprise, arrêter la stratégie correspondante et les priorités, les traduire en objectifs opérationnels

Le middle management, lien entre le top management et le management de première ligne, a un rôle de « traducteur ». Il définit les plans d’action de nature à servir les objectifs opérationnels retenus, assure leur pilotage et le contrôle de l’exécution.

Le management de proximité, au quotidien, assure la mise en œuvre des processus et leur amélioration.

Il n’est évidemment pas exclu que la même personne tienne plusieurs de ces rôles.

Nous nous intéresserons ici au rôle du manager intermédiaire.

Pourquoi le rôle de manager ne pourra plus être ce qu’il était ?

En France, traditionnellement, l’entreprise était organisée en « silos » et, logiquement, le management était vertical et cloisonné. Quant à l’autorité du manager, elle ne se discutait pas. Dans ce contexte, le manager, pour son périmètre, seul objet de son attention, place les collaborateurs dans des cases définissant leur fonction (la fameuse définition de fonction), organise leur travail, contrôle sa bonne exécution dans le respect des modes opératoires et normes fixés. Il est supposé omniscient et il lui appartient de résoudre les difficultés rencontrées chemin faisant.

Ce « logiciel de management » n’est plus tenable aujourd’hui. Une révolution managériale s’impose. Pourquoi ?

Le monde a évolué :

  • Le monde économique: l’instabilité de l’environnement impose adaptation et agilité. Les entreprises sont confrontées à des transformations erratiques et de plus en plus fréquentes de leur environnement : technologique (innovations de rupture), économique (émergence de nouveaux business models, de nouveaux types d’acteurs), commercial (émergence de concurrents inattendus, d’opportunités à saisir en un temps record) et social. L’organisation taylorienne, hiérarchique et en silos, les planifications rigides, les processus figés ne s’y prêtent pas.

La société : les attentes des salariés ont évolué et les jeunes générations notamment, ont des exigences à l’égard de leur vie au travail. Les collaborateurs ont pris l’habitude, dans leur vie courante, de chercher (et trouver !) l’information dont ils ont besoin auprès des autres ou sur le web, de s’exprimer, d’échanger. Le pouvoir associé à la détention de l’information s’est déplacé : loin d’être détenue par un petit nombre d’individus managers, l’information est accessible à tous et circule librement. Les NTIC rendent le partage et la circulation de l’information aisée et immédiate. Les réseaux sociaux amplifient le phénomène de partage tout en permettant une expression libre.

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