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dimanche 25 juillet 2021

Les DRH leaders du changement sont convoités

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Les DRH doivent savoir remettre en question le statu quo et aligner les compétences sur les besoins stratégiques de l’entreprise.

 

 

Pouvez-vous nous présenter vos principales activités ?

 

 

Korn Ferry est spécialisé dans le recrutement de cadres et dirigeants et accompagne le développement des talents. Les entreprises du CAC 40 et du SBF 120 vivent à l’heure actuelle de grands changements et nous les accompagnons notamment en développant le leadership des hauts potentiels. Nous travaillons avec des entreprises issues de tous les secteurs et notamment ceux de l’industrie, l’IT, la Finance, la grande consommation et la santé.

 

 

Quels sont les atouts des cadres français ?

 

 

Les cadres français sont bien formés car ils disposent d’un enseignement de très bonne qualité et sont généralement de bons managers à l’international. Les expatriés français rencontrent beaucoup de succès car ils possèdent une forte capacité d’adaptation et assez d’empathie pour comprendre et appréhender les autres cultures. L’éducation et la formation des élites représentent un challenge pour beaucoup de pays et nous pouvons dire que la valeur intrinsèque de nos cadres est d’un bon niveau. Nous avons d’excellentes formations. Les Français sont par ailleurs plus créatifs, intellectuellement curieux, ce qui les amène à faire des comparaisons et à développer leur esprit d’analyse.

 

 

Que recherchez-vous chez les DRH ?

 

 

La principale qualité que doit avoir un profil RH est celle de savoir remettre en question le statu quo établi, de comprendre et d’adapter l’acquisition, le développement et la rétention des talents en fonction de la stratégie de l’entreprise. C’est grâce au développement des talents que le DRH va soutenir le business. Il n’hésitera pas alors à recourir au coaching pour déployer le potentiel de ses collaborateurs.

 

 

De plus en plus d’entreprises font appel à des profils opérationnels pour diriger la gestion des ressources humaines. Quel est votre constat à ce sujet ?

 

 

Tout dépend du cahier des charges et de l’agenda RH. Un dirigeant peut décider de nommer un profil plus opérationnel si des changements importants et rapides doivent être mis en place concernant par exemple une réorientation du business. Le positionnement de la fonction doit encore être affiné. Le triptyque CEO, DRH et directeur financier est celui qui assure les meilleurs résultats quand ces derniers sont alignés sur la stratégie. Aujourd’hui, le talent est le critère différenciant par rapport à la concurrence, et, si le DRH participe aux discussions stratégiques, le trio est gagnant. La stratégie doit être intégrée par l’ensemble des équipes pour accomplir la mission commune. Le DRH doit avoir cette capacité de transmettre les besoins d’alignement stratégique. Il ne faut pas oublier, qu’au sein d’une entreprise, la seule chose qui reste constante, c’est le changement.

 

 

Que pensez-vous de la situation des entreprises françaises au regard de la concurrence internationale ?

 

 

Nous avons beaucoup d’entreprises françaises qui obtiennent de très bons résultats à l’international. De nombreux efforts restent à accomplir mais de bonnes directions ont été prises. Nous sommes à l’heure actuelle dans un cycle économique où le talent est la seule capacité que l’entreprise a pour se différencier sur les marchés internationaux. Ce constat est au cœur des activités des entreprises de tous les secteurs. Avant, le facteur différenciant était la maîtrise de la technologie. Aujourd’hui, ce sont les compétences qui assureront le succès. Il est évident que la priorité actuelle de l’entreprise et de capter les talents, de les faire grandir et de les garder.

 

 

Propos recueillis par Christel Lambolez

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