Dans un avenir proche, le DRH devra créer un avantage distinctif par rapport à la concurrence en optimisant la gestion des ressources humaines. Le DRH sait anticiper les besoins, il possède une vision de la « ressource rare ». En recrutant le meilleur capital humain, il participe ainsi, en collaboration avec les membres du comité exécutif (comEX), à la performance de l’entreprise. Pourtant, bien souvent, il n’est pas membre de ce comEX pour être le relais direct du changement. Il doit alors convaincre du bien-fondé de son action.

 

 

Sortir des sentiers battus

 

 

Pour être au cœur de cette performance, le DRH doit se positionner en agent du changement. Le temps économique étant plus court que le temps social, il doit jouer de son « pouvoir de conviction » auprès des dirigeants pour faire rapidement avancer les choses. Tout en tenant compte des nouvelles et futures réglementations pour observer ces changements. Plus encore, il sait peser les risques, harmoniser et simplifier les statuts des salariés qui se multiplient avec les mutations économiques (restructurations lourdes, acquisition, fusion…) et sociales (télétravail, temps partiel, indépendant…). Selon Francis Bergeron, DRH du groupe SGS France, « un DRH doit savoir faire preuve d’imagination et sortir des sentiers battus pour gérer un conflit. Une approche consensuelle ne suffit pas toujours. Il peut apporter des solutions « out of the box » pour chaque problème rencontré ».

 

 

Revenir sur le terrain

 

 

Mais avec l’essor des nouvelles technologies, « le DRH néglige ou oublie le contact physique », observe Francis Bergeron. Les différents outils de communication ne doivent pas lui faire oublier le dialogue en face à face. Pour exercer au mieux son métier, il doit tenter de créer et d’entretenir une relation de confiance avec les salariés, favoriser les échanges entre la direction et les salariés mais aussi entre les salariés eux-mêmes. Le DRH véhicule la parole de l’entreprise mais fait aussi remonter les problèmes des salariés, briser les obstacles hiérarchiques. « Il ne doit donc pas avoir peur d’aller sur le terrain », prévient le DRH de SGS.

Pour conclure, le DRH doit devenir un acteur du changement, proche des collaborateurs, afin de les mobiliser en vue d’une transformation de l’entreprise et d’une performance collective !

 

Sophia Amar

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