Nouveau management = plus « humain » ?

« Placer l’humain au cœur de l’entreprise ! », c’est l’une des injonctions actuelles les plus répandues. Elle est affichée comme un rempart à la déferlante du digital et à l’environnement de plus en plus complexe et changeant mais est-elle vraiment nouvelle ?
On pourrait dire que non, car Henry Ford le disait déjà il y a un siècle : « Les deux choses les plus importantes n’apparaissent pas au bilan de l’entreprise : sa réputation et ses hommes. »
En fait, ce qui a changé, c’est la vision du mot « humain ». L’homme n’est plus assimilé à un outil, comme cela a pu être le cas à l’époque du Fordisme. L’humain est pris en compte dans la complexité de ses comportements et de ses besoins.

Paradoxe : pour faire face à la complexité actuelle de l’environnement, miser sur la complexité humaine !

Cette complexité dans la gestion humaine a été amplifiée avec la mise en place d’organisations de plus en plus transverses et éclatées, des organisations où les individus ont plus d’autonomie et où les processus laissent part à plus de liberté et de marges de manœuvre.
Avec cette augmentation de l’incertitude et de la complexité humaine, le manager peut avoir le réflexe naturel d’ajouter plus de contrôle, de rigidifier un système qui se veut plus ouvert, et donc à mettre en place des processus qui iront à l’encontre d’une vision « agile » de l’entreprise.
La réponse semble être dans une approche paradoxale : le lâcher prise. Comment lâcher son objectif pour mieux l’atteindre ? Comment mettre en place un état d’esprit d’expérimentation pour échouer plus vite et finalement réussir plus vite ? Comment éviter l’écueil du manager qui se sent en perte de contrôle et qui n’a plus le sentiment de manager ?
« Placer l’humain au cœur de l’entreprise ! », c’est accueillir la complexité humaine de manière positive. C’est à dire qu’il s’agit d’accepter les ratés, les comportements inadaptés, les règles transgressées, qui sont d’une certaine manière le prix à payer lorsqu’on engage une entreprise vers plus de prises d’initiatives, de collaboration entre les individus et de focus sur la valeur ajoutée.
Dans cette intensification de la complexité, il apparaît clairement que la réflexion sur les nouveaux modes de travail, de collaboration et de gestion doit être guidée par une compréhension plus fine de l’humain.

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