La transformation numérique des activités touche aujourd’hui l’ensemble de l’économie. Comme les administrations, les entreprises de tous les secteurs d’activités (Banque, Assurance, Santé, etc.) vont devoir intégrer au sein de leurs équipes des compétences numériques, en complément des compétences métiers déjà présentes.

Les entreprises du secteur numérique (entreprises de services numériques, éditeurs de logiciels et entreprises de conseil en technologie), en tant que prestataires de services, se doivent d’être à la pointe des évolutions technologiques, des modes d’organisation innovants. Elles-mêmes sont également confrontées à une évolution rapide des compétences et à l’émergence de nouveaux métiers (autour de l’émergence de l’intelligence artificielle par exemple) dans un environnement de travail en mouvement constant et avec des nouveaux outils en évolution permanente.

Alors même que le numérique est un vecteur d’innovation dans la plupart des activités de l’économie, et qu’il est créateur d’emploi pour la 8ème année consécutive, le secteur numérique fait face aujourd’hui à des difficultés de recrutement limitant ses perspectives de croissance, affectant au-delà celles de l’ensemble de l’économie.

La transformation numérique est donc à la fois économique, politique, sociétale et culturelle, et les actifs, actuels ou futurs, doivent être capables d’en maîtriser les usages. Pour cela, nous devons répondre à trois défis centraux : la formation, la féminisation et la transformation des métiers.

Tous les acteurs doivent s’engager ensemble au service de la formation – publics et privés, Etat et régions, entreprises et organismes de formation, écoles et universités. Cela englobe à la fois la formation initiale des écoliers, collégiens, lycéens et étudiants – et la formation continue tout au long de la vie. C’est le sens des actions soutenues par Syntec Numérique : création du CAPES Informatique, valorisation de l’enseignement informatique, soutien aux formations à destination des demandeurs d’emploi et aux décrocheurs…

Nous devons également continuer à travailler au service de l’attractivité des métiers du numérique, notamment au sein des établissements scolaires si nous voulons attirer davantage de jeunes, garçons et filles. Les chiffres sont éloquents et la situation en France est particulièrement alarmante si on compare à l’Asie du Sud-Est et le Moyen-Orient : près de 50% de femmes dans les filières informatiques, contre seulement 27% en France. En terminale « S », les filles sont presque aussi nombreuses que les garçons, et pourtant, elles ne sont que 29% des diplômés d’écoles d’ingénieurs. Dans le secteur numérique, les femmes représentent seulement 14,5% des ingénieurs. Syntec Numérique est engagé depuis des années pour la mixité dans le secteur, au travers du programme « Femmes du numérique », de la Fondation « Femmes @ numérique » ou encore du Manifeste pour la Reconversion professionnelle des femmes dans les métiers du numérique lancé en mai 2019.

Enfin, nous devons nous mobiliser pour relever le défi de la transformation des métiers par les technologies du numérique. Tous les secteurs d’activité sont concernés et doivent anticiper de nouveaux besoins en recrutement de profils numériques ; les secteurs qui se transforment font évoluer les compétences de leurs collaborateurs vers les métiers numériques.

De plus en plus souvent, les Français vont être amenés à travailler dans des métiers différents, et à évoluer dans plusieurs secteurs d’activité. Le système de la formation professionnelle a été modernisé avec la loi pour la Liberté de choisir son avenir professionnel en donnant de nouveaux droits aux personnes pour leur permettre de choisir leur vie professionnelle tout au long de leur carrière et en renforçant l’investissement des entreprises dans les compétences de leurs salariés : monétisation du CPF, libéralisation de l’Apprentissage…

Nous pensons que la formation est devenue un enjeu de responsabilité sociétale et que les entreprises qui maintiendront leur performance sont celles qui sauront apprendre et former en permanence.

Soumia Malimbaum

 

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