Créer l’agilité, remettre de la confiance et redonner à l’entreprise toute la dynamique nécessaire, dans un temps record. Plus loin que le référent Covid, le Chief Covid Officer s’avère une nouvelle fonction essentielle des entreprises gagnantes post-Covid. Détails.

Prendre en charge la sécurité sanitaire des collaborateurs. Veiller au respect des gestes barrières et du protocole mis en place dans l’entreprise… C’est le minimum vital nécessaire. Et pour cela, les entreprises peuvent nommer un référent Covid tel qu’il est recommandé dans le protocole national de déconfinement publié par le ministère du travail le 3 mai dernier. Mais il faut bien plus encore…

Car cette crise sanitaire est aussi économique. Les entreprises ont ainsi besoin d’envisager des perspectives d’avenir allant bien au-delà du respect du protocole sanitaire. A elles d’envisager le monde de demain et très rapidement. Elles doivent remettre de la confiance et créer de l’agilité dans tout l’écosystème. Elles ont également à prendre des décisions courageuses pour remettre à flot le navire en termes de réduction drastique de l’activité, de tension sur la trésorerie et de problèmes organisationnels. Leur priorité est, dans ce contexte inédit, d’actionner l’ensemble des leviers pour faciliter et accélérer la reprise : se transformer, se repenser avec des modèles plus responsables, plus digitaux, agiles et humains.

Un chef d’orchestre de la reprise apportant un accompagnement opérationnel

Pour tout cela, les entreprises ont besoin d’experts qui les accompagnent de manière opérationnelle à surmonter la crise. « Plus qu’un directeur de la transformation ou un DG, les entreprises doivent s’appuyer sur un expert de la gestion de crise et de la transformation qui, de surcroît, a bien conscience de l’ensemble des enjeux et problématiques liés à l’apparition et à la propagation du Covid-19 », explique Anthony Baron, co-fondateur d’Adequancy, un espace communautaire dédié au management de transition référençant plus de 6 000 managers de transition. Depuis la fin du confinement, ce cabinet propose opportunément une mission combinant la restructuration et la transformation, le tout associé à la situation Covid. Ce dispositif Chief Covid Officer est accessible sur notre site, où vous pouvez télécharger le descriptif de poste complet, avec les missions confiées à un CCO, les compétences attendues et le profil. Vous pouvez également y visionner les 15 managers de transition retenus (avec leur rémunération jour, variant de 1 500 à 3 000 €), notamment parce que ce sont des personnes ayant vécu l’avant Covid, ayant géré le confinement et étant en fin de mission donc rapidement opérationnels.»

Des missions au niveau sanitaire, finance, RH, IT, développement…

« Le Chief Covid Officer intervient en mission et se positionne aux côtés du comité de direction pour piloter les transformations ou sur une fonction opérationnelle de direction générale, avec des objectifs portant sur la performance du périmètre qui lui est confié», explique Anthony Baron.

Le CCO pilote quatre axes principaux : sanitaire, finance, RH et technique. Il analyse les risques, identifie les points d’alerte et vise l’optimisation des process et des organisations en déployant les outils dédiés à la reprise, à chaque niveau de l’entreprise. Il peut par exemple se charger de la sécurité des fournisseurs pour ne pas avoir de ruptures produits ; revoir les nouvelles organisations et process RH (mise en place d’accords de télétravail, QVT, RPS…) ; accompagner le changement pour apporter une culture du travail post-Covid et l’innovation, avec un engagement fort des équipes en lien avec la raison d’être de l’entreprise.

CCO, un poste à durée de vie limitée… forte heureusement

Véritable chef d’orchestre du retour à la rentabilité, le CCO, en bon manager de transition, termine sa mission lorsque tout est sécurisé et sous contrôle des équipes. En moyenne, sa mission dure de 9 à 12 mois.

Quelles sont les perspectives d’avenir pour ce type de poste ? La volonté est de rapidement passer à autre chose. « Les sociétés auront géré des plans de reprise d’activité, intégré la dimension de risques sanitaires et réfléchi aux nouvelles formes de travail telles que le télétravail, explique Anthony Baron. Pour l’heure, il s’agit surtout de leur apporter des éléments de sécurisation. Une fois la crise passée, les entreprises retrouveront des missions de transformation telles qu’elles les connaissaient avant le Covid. » A long terme, les entreprises ne devraient donc plus avoir besoin de CCO. Espérons, une fois n’est pas coutume, que ce métier ne soit pas un métier d’avenir…

 

Pascale Kroll

 

 

 

 

 

 

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