Karen Demaison est responsable RH et auteure du Blog « Vers une articulation des temps de vie ».

 

 

 

Dire bonjour, prévenir d’un retard, remercier un collaborateur de sa contribution dans un projet, mettre en place des réunions avec des règles adaptées en terme d’horaires et d’objet, avoir de la reconnaissance, respecter un collaborateur en tant qu’individu dans sa globalité… contribuent à la qualité de vie au travail. Tout simplement.

 

 

Depuis 11 ans, la Qualité de Vie au Travail (QVT) est à l’honneur durant une semaine dans l’année dans toute la France. De nombreuses initiatives sont ainsi présentées lors de colloques.

 

 

Mais, finalement, pourquoi parlons-nous de plus en plus de QVT ?

 

 

Réfléchir à la QVT c’est réfléchir à l’organisation du travail et finalement au rôle de chacun au sein d’une organisation.

 

 

Être bien au travail pour bien travailler est une réalité et de multiples études menées par l’ANACT (Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail) le démontrent.

 

 

La QVT est au carrefour de plusieurs thématiques : la performance économique, l’engagement des salariés, le rapport au travail des salariés et l’articulation vie professionnelle – vie personnelle.

 

 

En effet, cette qualité de vie au travail impacte fortement par exemple l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle. Plus une politique RH prend en compte cette dimension et plus les salariés sont fidèles et engagés. Le Retour sur Investissement a été calculé par une étude Suisse : pour 1 euro investi dans une politique lié à la famille en entreprise, le retour sur investissement est de 8 euros financièrement parlant avec évidemment des effets qualitatifs sur l’engagement des salariés en entreprise.

 

 

Mais, comment agir ? Plusieurs leviers peuvent être identifiés pour agir sur cette QVT qui dépend du contexte et de la culture de l’organisation. Le management de proximité peut être une piste de réflexion et est souvent la courroie de transmission du changement concernant la mise en place d’un projet de QVT.

 

 

L’Accord National Interprofessionnel (ANI) du 19 juin 2013 est un premier pas pour légitimer la QVT dans les organisations, dans les écoles de management, dans les territoires. Il a été signé par l’ensemble des partenaires sociaux. Cet accord de 18 pages permet de définir au préalable les éléments participant à la qualité de vie au travail tels que la qualité de l’engagement de tous à tous les niveaux de l’entreprise, l’information partagée au sein de l’entreprise, les relations de travail, les relations sociales construites sur un dialogue social actif, les modalités de mise en œuvre de l’organisation du travail, le contenu du travail, l’environnement physique, la possibilité de réalisation et de développement personnel, la possibilité de concilier vie professionnelle et vie personnelle et le respect de l’égalité professionnelle.

 

 

Cette approche systémique permet d’impliquer tous les acteurs dans cette dynamique positive qu’est la QVT.

 

 

La Qualité de Vie au Travail c’est un projet qui s’adresse au-delà des organisations et qui s’inscrit dans le projet d’un pays.

 

 

Cette réflexion sur la QVT rejoint les travaux de 2008 notamment au travers de la création de la Commission Stiglitz-Sen-Fitoussi pour élaborer de nouveaux indicateurs de richesse et de bien-être pour la France. Ces indicateurs du bien-être citoyen sont susceptibles de transformer la politique du pays et donc de transformer aussi l’entreprise en profondeur en augmentant sa performance.

 

 

Finalement, promouvoir la qualité de vie au travail, c’est un choix de société, qui implique les salariés et les dirigeants des entreprises, les partenaires sociaux, l’État et les collectivités territoriales à tous les niveaux. Et c’est aussi faire que chacun trouve sa place au travail et que le travail garde sa place parmi les autres activités humaines.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here