Êtes-vous prêts à tenter le « flat » management et la responsabilisation de vos collaborateurs ? Ces pratiques, propres au concept de l’entreprise libérée, définies notamment par Isaac Getz et Brian M. Carney, mettraient l’humain au cœur de l’entreprise. L’objectif : libérer les salariés du contrôle et de la hiérarchie pour dynamiser leur créativité. Qu’en est-il en pratique ? Si certains responsables des ressources humaines s’en inspirent pour favoriser le bien-être des collaborateurs et leur fidélisation, la grande libération ne semble pas avoir eu lieu. Danièle Linhart, chercheur émérite au CNRS, souligne par exemple la contradiction propre à ce type de management. « Les salariés sont censés être responsabilisés, on leur dit qu’on mise sur eux et qu’on leur fait confiance, mais il y a toujours autant de contrôle et de reporting. L’inventivité est étouffée par la bureaucratie d’entreprise. »

Marine Corvella, directrice des ressources humaines chez Younited Credit, de son côté que le modèle n’a pas correspondu aux attentes de ses salariés. « Nous avons essayé car nous sommes partis du postulat qu’il fallait donner un certain niveau de responsabilité à chacun mais des collaborateurs sont partis parce qu’ils n’ont pas eu l’impression de développer leur compétence du fait de manque de structure. » Pour redonner du sens aux missions de ses collaborateurs, Younited Credit a réintroduit un encadrement mais en faisant des managers des coachs ou de facilitateurs. « L’idée est de créer un environnement propice pour que chacun évolue. Pour cela, le salarié a besoin d’être poussé par quelqu’un, avec une redescente de l’information et suffisamment de transparence. » Marine Crovella affirme avoir doublé ses effectifs en un an après la mise en place de cette nouvelle stratégie.

Vous devez être inscrit pour lire la suite de cet article ou télécharger votre livre blanc thématique !Cliquez ici pour vous créer un compte gratuitement sur Jobsféric.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here