Dans un contexte économique incertain et sur un marché du travail sous tension, les DRH doivent concilier la gestion du capital humain de l’entreprise avec des enjeux de performance et de compétitivité. Dans cet environnement tendu, le numérique, et l’intelligence artificielle en particulier, ont sans conteste un rôle à jouer.

 

Lors de la conférence de Solutions RH sur le thème de l’intelligence artificielle comme levier de performance de la fonction RH, Véronique Montamat, directrice marketing et communication de Sopra HR Software, a justement soulevé la question de savoir « quelles sont les tâches pour la fonction RH et celles pour la machine ».

 

L’IA ne semble cependant pas pour l’heure une priorité pour les RH. Selon l’étude de Sage et du CXP sur les enjeux et priorités des RH en 2018, présentée au salon, les DRH privilégient la dématérialisation des processus RH tandis que le big data, l’IA et les technologies IoT se vulgarisent mais restent à un niveau de sensibilisation pour aider à la réalisation des enjeux RH. mc2i Groupe, qui animait la conférence « Les perspectives d’innovation dans les RH : start up et chatbots », a mis l’accent sur les robots conversationnels, devenus une des premières applications de l’IA au sein des SIRH.
« Face aux bouleversements à venir induits par l’IA et par la transformation numérique en général, il faut mettre en place une charte éthique au sein des RH », estimait pour sa part Jérémy Lamri, cofondateur du Lab RH, intervenant lors de la conférence « L’intelligence artificielle comme levier de performance de la fonction RH ». Dans cette optique, le Lab RH a présenté fin janvier une charte éthique et numérique RH élaborée avec la CFE-CGC. Son objectif, poser un cadre de bonnes pratiques pour l’utilisation de solutions numériques dans les RH afin que les droits, libertés et sensibilités de chacun(e) soient respectés.

 

Si le Lab RH a souhaité participer à la rédaction de cette charte, c’est aussi parce que le RGPD, qui entre en vigueur le 25 mai prochain dans l’ensemble de l’Union européenne, va bouleverser nombre de pratiques des acteurs du numérique et des entreprises. Il pose en effet le cadre réglementaire d’une nouvelle économie de la donnée en reconnaissant à l’individu la propriété et la portabilité de ses données, en donnant à l’entreprise la responsabilité du traitement et de la sécurité des données et en confiant à la CNIL une nouvelle mission de contrôle.
Informer et préparer les professionnels des RH à cette nouvelle réglementation était l’objectif de plusieurs conférences de Solutions RH à moins de deux mois de son application (le projet de loi est actuellement discuté au Sénat). Un challenge d’autant plus crucial que, selon une étude de Markess présentée au salon, à peine 32% des décideurs RH interrogés réalisent que la protection des données personnelles des collaborateurs les oblige à adapter leur SIRH. Cette prise de conscience est particulièrement forte dans les PME (50%), moins bien dotées en compétences et ressources pour gérer les risques associés à l’absence de sécurisation.

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