Quelles sont les qualités d’un bon animateur de classe virtuelle?

 

La première idée, c’est de savoir écouter:

 

Si je réunis toutes ces personnes autour de moi c’est bien pour les écouter, répondre à leurs questions, leurs problèmes. Ils ne sont pas venus pour moi ou pour mon merveilleux PowerPoint avec ses magnifiques animations, ils sont là pour que je réponde à leurs besoins.

La principale qualité d’un animateur de classe virtuelle est d’anticiper la connaissance des individus et de leurs problèmes avant la session de dispense, en 2 heures de temps nous pouvons essayer de répondre aux problèmes si je connais mon public : qui sont-ils, quels sont leurs problèmes, j’anticipe les principales questions et prépare des réponses pertinentes avant la session de formation. Mais on nous donne rarement ce type d’informations, à charge de l’animateur de solliciter toutes les instances lui permettant d’intégrer au mieux le groupe et ses attentes.

Savoir écouter leurs attentes, leurs difficultés, leur incompréhensions, leurs questions…, cela semble évident mais en si peu de temps il faut très rapidement déclencher les interactions nécessaires qui vont alimenter notre analyse de leurs besoins.
Pour cela l’animateur doit avoir l’humilité de celui, qui en fait, ne sait pas tout d’eux et de leurs problèmes et valide sa stratégie en faisant parler et en faisant faire les apprenants.

Ecouter c’est comprendre : comprendre les motivations individuelles en faisant abstraction de son expérience, ses certitudes et son cadre de référence.

 

Il doit aussi être un grand communicant:

 

La communication de l’animateur doit être efficace pour transmette au mieux les messages aux apprenants. Il doit s’affirmer, convaincre mais en donnant du sens à sa démarche pédagogique.
Il n’est pas là, entouré de 10 à 15 personnes pour décliner un objectif pédagogique, mais bien pour délivrer un message.
Pourquoi ce message est important, pour qui ? Chaque message doit être concis, clair, à charge de l’animateur « d’identifier l’essentiel et de dégager l’espace autour » afin d’être, simplement, le plus efficace possible.
Un message clair, pertinent, cohérent est le meilleur atout de l’animateur pour susciter l’intérêt, l’envie dès le début de sa prestation. C’est sur cette motivation que l’animateur va programmer les interactions permanentes avec les participants

 

Associer la rigueur et la créativité, c’est compatible:

 

La modalité classe virtuelle nécessite toute la rigueur de conception de l’autoformation (e-learning classique).
En effet, la ressource de formation doit intégrer dès sa conception tous les messages pédagogiques compensant l’absence du formateur, l’objectif, les contenus et les activités sont programmées sans individualisation.
Elle doit intégrer également toute la créativité pédagogique du présentiel qui prendra en compte chaque personnalité pour faire émerger une compétence collective au travers d’activités collaboratives.
Le challenge est bien de prendre ce qu’il y a de meilleur dans chacune de ces deux modalités.
L’animateur sera rigoureux dans ses choix et dans sa préparation.
C’est-à-dire se préparer à:
– connaître son auditoire et ses problèmes
– s’entrainer avec l’outil, les contenus et activités
– répéter la dispense en situation réelle avec des collègues
– atteindre l’objectif pédagogique, et seulement l’objectif
– concevoir des supports différents pour l’animateur, la présentation et pour la documentation apprenant

Etre créatif en classe virtuelle c’est avant tout ne pas se censurer sur les activités pédagogiques possibles. Est-ce que cette activité est pertinente en présentiel ? Alors, elle le reste en distanciel (sous une autre forme surement).
Mais c’est, aussi, utiliser toute les nouvelles technologies pour inventer de nouvelles activités, les outils digitaux étant nos meilleurs amis.

 

L’animateur devient un chef d’orchestre pédagogique:

 

Capable de faire interagir et collaborer de manière harmonieuse l’ensemble des apprenants.
La partition est écrite, répétée mais interprétée par un groupe d’individus ayant des compétences, des sensibilités et des buts différents avec un objectif commun.

Je me rends compte que les compétences de l’animateur en classe virtuelles sont proches de celles d’un Community Manager ou d’un animateur de dispositifs social learning de type MOOC et surtout SPOC.

Animateurs et concepteurs : pratiquez l’apprentissage entre pairs et la pédagogie inversée, ceci est notre avenir…

 

 

 

Comment devient-on animateur de classe virtuelle?

 

 

 

Les compétences requises pour un animateur de classe virtuelle reposent sur les fondamentaux pédagogiques de tout formateur. Il faut avoir un minimum d’expérience en animation et conception de dispositifs présentiels pour envisager l’animation à distance. Cette expérience ne sera à transférer en l’état sur du distanciel, ce sera le socle de base sur lequel nous allons travailler la posture d’animateur et de concepteur de formations en Classe Virtuelle.

Je recommande vivement de suivre une formation sur la posture de l’animateur de groupe à distance, cette prise de conscience est indispensable avant de s’inquiéter à se former à l’outil.
Cette formation va nous obliger à revisiter nos fondamentaux pédagogiques pour les adapter au contexte bien particulier d’un apprentissage de groupe à distance.

Cela nous pouvons l’enseigner mais l’animateur apprendra en trois temps : s’entrainer, puis s’entrainer et enfin s’entrainer, et si possible, jamais seul pour jouer, ressentir les actions et interactions nécessaires pour palier à l’absence de non verbal.
Participez à des classes virtuelles animées par des animateurs « référents », interrogez les participants, encore une fois écoutez-les tous très attentivement.

Mais, attention, un animateur de classe virtuelle n’est pas un magicien capable de transmettre du savoir en 3 fois moins de temps qu’en présence, ce n’est pas, non plus, un projectionniste (de slides). La conception des supports et ressources est au service de l’animation, il existe d’ailleurs des formations spécifiques de conception pour la classe virtuelle.

Suivez ces formations, car un animateur, quelle que soit son « excellence » ne peut rien sans une conception adaptée. Ce n’est pas un magicien vous dis-je …

 

 

Que doit-on faire pour y arriver?

 

 

Avant tout, en avoir envie et accepter de se remettre en question. Le plus difficile sera surement d’apprendre à désapprendre !

On ne peut pas reproduire l’identique ce que l’on faisait en présentiel, de bon ou de moins bons, il faut apprendre à penser et faire différemment.

Et surtout, n’enseignez pas à distance comme vous aimez apprendre, chaque apprenant doit trouver sa façon d’apprendre, qu’il soit plutôt auditif, visuel ou kinesthésiste.

Moi j’aime bien écouter et j’ai tendance à partir assez facilement vers des présentations un peu magistrales, je vous assure que ça ne passe pas absolument pas en classe virtuelle, mais je me soigne docteur, je me soigne…..
Par exemple, une consigne d’activité pédagogique doit être systématiquement : dite, écrite, montrée par l’animateur et faite ensuite par les apprenants.
Pourquoi écrire les consignes de l’activité puisque je la détaille parfaitement oralement ? Ben… peut-être parce qu’un participant à distance à zappé 10 secondes mon propos pour lire un SMS, et puis arrêtez de tout montrer, démontrer et faire, vous savez, les participants savent des choses aussi, non ?

 

 

Quelques conseils pour animer?

 

 

– Accrochez vos soucis au porte manteau
– Soyez à 100% dans votre formation
– A l’aise dans sa tête, dans ses baskets
– Sucres lents et grande bouteille d’eau
– Je maitrise les contenus et l’outil
– J’ai validé mes activités et mon timing
– La logistique et la technique sont verrouillées

 

 

 

Jetez-vous à l’eau et prenez du plaisir à vivre un moment rare et privilégié avec vos apprenants

 

 

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